Panorama Annuel de la fraude dans le secteur financier en France
La fraude dans les services financiers devient plus sophistiquée et beaucoup plus difficile à récupérer une fois les fonds sortis du système. Dans ce Panorama, découvrez :
- Pourquoi des taux de fraude en apparence maîtrisés peuvent masquer une exposition bien plus critique
- Comment les paiements instantanés sont devenus une cible majeure pour les fraudeurs — et pourquoi ils exigent de nouvelles stratégies de prévention
- Pourquoi les escroqueries par manipulation contournent efficacement les mécanismes d’authentification traditionnels
- Comment les identités synthétiques bypass les contrôles dès l’entrée en relation client
Si vous opérez dans les paiements, la banque, le BNPL ou le crédit, ce Panorama est un guide essentiel pour identifier où concentrer vos prochains investissements antifraude et garder une longueur d’avance.

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L’authentification protège les identifiants, pas l’intention
L’authentification forte du client a permis de réduire le vol classique de données, mais la fraude par manipulation est désormais omniprésente. Ingénierie sociale, tromperie sur les bénéficiaires, fraudes par virement… Ces schémas contournent les contrôles traditionnels, car la victime valide elle‑même l’opération. Cela impose aux équipes fraude de repenser leurs zones de visibilité et d’intervention.
Les identités synthétiques redéfinissent la fraude à l’entrée en relation
Notre analyse montre que 46 % des fraudes confirmées impliquent des identités synthétiques. Les fraudeurs combinent des données réelles et manipulées pour créer des comptes apparemment légitimes, avant que n’apparaissent des abus tardifs, des réseaux de mules ou des pertes de type bust‑out. Ce rapport démontre pourquoi l’identité doit être considérée comme un signal de risque continu, et non comme une simple étape de KYC ponctuelle.
Des taux de fraude « bas » ne signifient plus un faible niveau de risque
Les taux de fraude sur les paiements en France sont peut‑être historiquement bas, mais les pertes ont tout de même atteint 1,19 Md€ en 2024. La structure du risque a profondément évolué : les escroqueries par manipulation représentent désormais 32 % de la valeur totale de la fraude. Les acteurs financiers doivent désormais anticiper des pertes sévères et irréversibles, avant même que les fonds ne soient transférés.
Les paiements instantanés réduisent drastiquement la fenêtre d’action
Avec la généralisation des virements instantanés, le temps pour détecter et bloquer une fraude est extrêmement limité. Une fois les fonds transférés, leur récupération devient beaucoup plus complexe. Ce Panorama explique pourquoi les signaux comportementaux en temps réel, l’analyse du risque bénéficiaire et le suivi continu des identités deviennent essentiels tout au long du parcours client.

